Chaque photo transporte une couche de métadonnées invisible à l’œil : le bloc EXIF enregistre le modèle d’appareil, l’objectif, l’exposition et — le plus sensible — les coordonnées GPS du lieu de prise de vue, tandis que les champs IPTC et XMP peuvent contenir votre nom, un copyright, l’historique de retouche et des légendes. GhostMeta lit tout ça dans votre navigateur et vous affiche le tableau complet des métadonnées photo avant de retirer quoi que ce soit : vous savez exactement ce que vous allez effacer. Dans un JPEG ces données logent dans des segments marqueurs APP (EXIF et XMP en APP1, IPTC en APP13) ; dans un PNG les mêmes informations résident dans des chunks tEXt, iTXt et eXIf. GhostMeta analyse chaque conteneur en une passe et reconstruit une copie propre : les pixels sont ré-encodés et tous les champs de métadonnées supprimés — aucune trace d’appareil, aucune coordonnée, aucune étiquette d’auteur. Comme tout le traitement s’exécute sur votre appareil, le fichier n’est jamais envoyé sur un serveur : il n’existe aucune copie à fuiter ou journaliser. Déposez une image, vérifiez ce qui a été détecté, téléchargez la version neutre — c’est tout le parcours.
Une photo transporte quatre couches de métadonnées : EXIF, IPTC, XMP et, de plus en plus, un manifeste de provenance C2PA. GhostMeta les retire toutes en une passe, par réencodage dans le navigateur, sans envoyer le fichier. Ce qui reste, ce sont les pixels : un visage, une plaque ou un filigrane visible ne sont pas concernés.
« Métadonnée » désigne au moins quatre formats distincts qui cohabitent dans le même fichier. L’EXIF vient de l’appareil. L’IPTC vient de la chaîne éditoriale et transporte l’auteur, le copyright, la légende, parfois la ville et le pays. Le XMP est le conteneur d’Adobe, souvent le plus bavard, qui conserve l’historique des retouches. Le C2PA, plus récent, embarque un manifeste signé de provenance.
Un outil qui ne traite que l’EXIF laisse donc trois couches derrière lui. C’est le cas le plus fréquent : la position GPS peut être dupliquée en XMP, et l’effacer côté EXIF seulement ne l’efface pas.
GhostMeta reconstruit l’image à partir de ses pixels. Les quatre couches disparaissent ensemble, y compris les champs propriétaires qu’aucune liste blanche n’aurait anticipés. L’avantage sur un effacement tag par tag est là : on ne peut pas oublier un champ qu’on ne connaît pas.
Le coût est un réencodage. Un JPEG est recompressé, ce qui est visuellement neutre à qualité élevée mais n’est pas une opération sans perte. Les images sont par ailleurs ramenées à 4 096 pixels sur leur plus grand côté, une limite qui évite les plantages mémoire sur mobile. Pour archiver un original, gardez-en une copie avant de nettoyer.
Une photo nettoyée peut rester identifiante par son contenu. Avant publication, regardez ce qui est dans le cadre : une enveloppe avec une adresse, un écran allumé, un badge, un reflet dans une vitre ou une fenêtre. Aucune suppression de métadonnée ne traite cela.
Pensez aussi au nom du fichier, qui n’est pas une métadonnée mais voyage avec l’image sur la plupart des plateformes. IMG_4821.jpg ne dit rien ; devis-dupont-mars.jpg dit beaucoup.
| Couche | Contenu typique | Retirée |
|---|---|---|
| EXIF | GPS, appareil, date, réglages | Oui |
| IPTC | Auteur, copyright, légende, ville | Oui |
| XMP | Historique de retouche, mots-clés, GPS dupliqué | Oui |
| C2PA (JUMBF) | Manifeste de provenance signé | Oui, sur JPEG et PNG |
| Chunks texte PNG | Prompt, seed, nom du modèle | Oui |
| Filigrane visible | Logo ou mention incrustée dans les pixels | Non |
| Filigrane au niveau pixel | SynthID et équivalents | Non |
L’EXIF (appareil, objectif, date, coordonnées GPS), l’IPTC (auteur, copyright, légendes), le XMP (historique de retouche, notes) et toute vignette intégrée dans ces blocs. Après traitement, la copie téléchargée n’en contient plus aucune.
Non. La lecture et la suppression se font entièrement dans votre navigateur via l’API Canvas. L’image ne quitte jamais votre appareil : aucune copie serveur n’est stockée, journalisée ou exposée.
JPEG et PNG sont traités directement. Les photos HEIC d’iPhone sont d’abord converties dans le navigateur, puis nettoyées. Le WebP est également supporté.
L’image visible reste identique à l’œil. GhostMeta ré-encode les pixels pour garantir qu’aucune métadonnée ne subsiste : un JPEG est donc recompressé une fois — la qualité reste élevée, mais ce n’est pas une copie octet pour octet du fichier d’origine.
Le seul tag GPS peut révéler votre adresse à partir d’une unique photo publiée en ligne. Retirer les métadonnées avant de partager sur une marketplace, un forum ou un réseau social efface la localisation, l’appareil et la trace d’identité.
Oui — nettoyer une photo et consulter ses métadonnées est gratuit, sans compte. Le Premium ajoute le traitement par lot et du confort, pas la fonction de confidentialité de base.