La métadonnée n’est pas un champ unique mais un empilement de conteneurs distincts, chacun écrit par un outil différent au fil de la vie de l’image : l’appareil ajoute l’EXIF, un logiciel de retouche inscrit le XMP et l’IPTC, un téléphone appose une GPS IFD, et les générateurs IA récents greffent un manifest C2PA. En effacer un ne fait rien pour les autres — c’est pourquoi un simple ré-enregistrement laisse souvent la moitié de la trace derrière lui. GhostMeta efface les métadonnées en analysant chaque conteneur en une passe — EXIF et XMP dans le segment APP1 du JPEG, IPTC en APP13, la box C2PA/JUMBF, et les chunks tEXt, iTXt et eXIf du PNG — puis ré-encode une copie qui n’en contient aucun. Comme il lit le fichier de façon structurelle plutôt que d’éditer les tags sur place, un lot de formats mélangés ressort entièrement neutre sans que vous ayez à savoir où chaque outil a caché ses données. Toute l’opération s’exécute côté client : l’image n’est jamais envoyée, ce qui rend l’effacement sûr pour des fichiers confidentiels ou professionnels qui ne doivent pas quitter la machine.
GhostMeta retire les métadonnées d’un JPEG, d’un PNG, d’un WebP ou d’un HEIC en les réencodant dans votre navigateur. Aucune liste blanche à maintenir : puisque l’image est reconstruite à partir de ses pixels, aucun conteneur ne survit, y compris les champs propriétaires. Le traitement par lot rend une archive ZIP des copies nettoyées.
Une image nettoyée n’est pas une image anonyme. Il reste les pixels, et ils parlent. Un filigrane visible reste visible. Une plaque de rue reste lisible. Un reflet dans une vitre reste un reflet. Le nettoyage de métadonnées traite le fichier, pas la scène photographiée.
Restent aussi les traces au niveau pixel, comme SynthID chez Google, conçues précisément pour survivre à une recompression. GhostMeta ne les retire pas et n’en donne pas l’illusion. Le périmètre annoncé est le périmètre réel, ce qui est la seule position tenable pour un outil de confidentialité.
La limite de 4 096 pixels sur le plus grand côté mérite d’être connue avant de traiter une série : au-delà, l’image est redimensionnée. C’est un compromis assumé, destiné à éviter les plantages mémoire sur téléphone, où le navigateur dispose de bien moins de marge qu’un ordinateur. Pour une photo destinée à l’impression, nettoyez plutôt une copie et conservez l’original de côté.
JPEG, PNG et WebP sont traités directement. Le HEIC des iPhone est converti avant traitement, ce qui charge une bibliothèque supplémentaire au premier usage : c’est le seul cas où la première opération est sensiblement plus lente.
La sortie est un JPEG ou un PNG selon l’entrée. Un PNG reste sans perte pour les pixels ; un JPEG est recompressé. La taille de fichier change presque toujours à la baisse : les métadonnées ont disparu, et le reencodage applique en plus ses propres parametres de compression.
Le traitement par lot accepte plusieurs fichiers d’un coup et rend une archive ZIP. C’est le mode à privilégier dès qu’il y a plus de deux images : nettoyer un fichier à la fois finit toujours par en laisser passer un.
Chaque image de la série est traitée dans votre navigateur, l’une après l’autre. Le lot ne change ni la méthode ni le périmètre, il change seulement le nombre d’aller-retours que vous avez à faire.
| Format d’entrée | Traitement | Sortie |
|---|---|---|
| JPEG | Réencodage direct par canvas | JPEG recompressé |
| PNG | Réencodage direct, chunks texte supprimés | PNG sans perte de pixels |
| WebP | Réencodage direct | Selon l’encodeur du navigateur |
| HEIC, HEIF | Conversion préalable, puis réencodage | JPEG |
EXIF, IPTC, XMP, la GPS IFD, les vignettes intégrées, et les manifests C2PA/JUMBF. GhostMeta cible les conteneurs eux-mêmes : les tags propriétaires inconnus qu’ils contiennent sont donc retirés aussi.
Un simple ré-enregistrement préserve souvent l’EXIF ou le XMP. GhostMeta ré-encode les pixels et supprime chaque conteneur de métadonnées : rien n’est reporté en silence.
Non. Il s’exécute dans votre navigateur via l’API Canvas. Rien n’est envoyé, ce qui convient aux images sensibles ou internes.
Oui. Le PNG stocke le texte et l’EXIF dans des chunks tEXt, iTXt, zTXt et eXIf ; GhostMeta les efface comme il efface les segments APP d’un JPEG.
Le manifest de métadonnées C2PA/JUMBF est effacé. À noter : c’est la couche métadonnées — cela ne touche aucun watermark visible ou incrusté dans les pixels.
Nettoyer une image est gratuit. Effacer les métadonnées de plusieurs fichiers d’un coup est disponible avec le Premium.